Se rendre au contenu

Why are more and more finance professionals taking the FRM exam?

8 mai 2026 par
Why are more and more finance professionals taking the FRM exam?
Jean Benoit

Le FRM — Financial Risk Manager — connaît une accélération soutenue depuis quinze ans. Selon les chiffres communiqués par la GARP (Global Association of Risk Professionals), les inscriptions à l'examen ont progressé d'environ 10 % par an entre 2010 et 2025.

Cette dynamique n'a rien d'un effet de mode. Elle traduit des transformations profondes du métier de la finance, et de la place qu'y prend la gestion des risques.


Une trajectoire qui s'accélère

10 % par an pendant quinze ans, c'est multiplier par environ quatre la base de candidats annuels.

La croissance n'est pas uniforme géographiquement. Elle est particulièrement forte en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient — deux régions où l'expansion des marchés de capitaux et la sophistication progressive des cadres prudentiels alimentent une demande structurelle pour des pros formés à la gestion des risques.

Signal fort de cette dynamique : depuis 2025, GARP propose pour la première fois le FRM en chinois simplifié en Chine continentale. C'est l'aboutissement d'une stratégie d'ouverture du marché chinois, où la demande locale a atteint un seuil critique. Pour une certification anglo-saxonne historiquement strictement anglophone, c'est un changement de paradigme.


Pourquoi maintenant ? Trois forces de fond

L'engouement pour le FRM ne sort pas de nulle part. Trois forces convergent.

1. Le durcissement réglementaire post-2008

La crise de 2008 a déclenché une refonte mondiale du cadre prudentiel. Bâle III, puis Bâle IV, ont imposé aux banques des exigences capitalistiques et de gestion des risques sans précédent. IFRS 9 a transformé le calcul des provisions pour pertes de crédit. Les stress tests — EBA, BCE, Fed — sont devenus des exercices annuels structurants, mobilisant des équipes dédiées dans toutes les grandes institutions.

Côté assurance, Solvabilité II a fait de l'ORSA (Own Risk and Solvency Assessment) un pilier de la gouvernance. Côté asset management, les exigences sur le risque de liquidité et le stress testing des fonds se sont multipliées.

Conséquence directe : la fonction risque est passée du back-office discret à la fonction stratégique. Dans les banques, les assurances, et désormais dans les fintechs, les directions des risques sont au COMEX, dialoguent avec les régulateurs, et pèsent sur les arbitrages stratégiques majeurs.

Cette montée en puissance crée un appel d'air pour les pros formés à la mesure et à la gestion du risque — exactement le profil que le FRM produit.

2. Le FRM, référence mondiale aux côtés du CFA

Pendant longtemps, la certification de référence en finance était unique : le CFA. Généraliste, large spectre, reconnu universellement. Mais à mesure que la fonction risque s'est complexifiée, le besoin d'une certification spécialisée s'est imposé.

Le FRM occupe précisément cette niche. Là où le CFA balaye dix domaines, le FRM concentre toute son ingénierie sur le risque — quantitatif, marché, crédit, opérationnel, liquidité. Pour un pro qui sait qu'il veut faire du risque, c'est un signal plus précis qu'un titre généraliste.

Aujourd'hui, sur les places de Londres, Paris, Francfort, Singapour, Hong Kong ou Dubaï, le couple CFA + FRM est devenu un standard pour les profils risk-track ambitieux. Et pour ceux qui ciblent uniquement les métiers du risque, le FRM seul est désormais parfaitement légitime.

3. De nouveaux risques élargissent les débouchés

Le périmètre du métier risque s'est élargi de façon spectaculaire ces dix dernières années. Quatre fronts en particulier.

Risque cyber. Devenu une catégorie de risque opérationnel majeure depuis DORA (Digital Operational Resilience Act) en Europe. Les directions des risques recrutent des profils qui savent quantifier l'exposition cyber et l'intégrer dans les frameworks de risque prudentiel.

Risque climatique. Stress tests climat de la BCE, attentes du superviseur sur l'intégration du climat dans le risque de crédit et de marché, exigences SFDR/CSRD. Le FRM Part II intègre désormais explicitement le climat dans son module Current Issues.

Risque modèle. Avec l'explosion de l'IA et du machine learning dans la finance (scoring, pricing, surveillance des transactions), la gouvernance des modèles est devenue un sujet de premier plan. Le FRM apporte le socle méthodologique pour cadrer cette discipline naissante.

Risque de liquidité. Mis sous lumière par les épisodes Silicon Valley Bank et Credit Suisse en 2023, le risque de liquidité a regagné une centralité oubliée depuis 2008. Les régulateurs durcissent les exigences ; les institutions renforcent leurs équipes.

Chaque nouveau front est un nouveau gisement de postes — et chaque nouveau poste recherche un FRM ou son équivalent.


Le programme en deux parts

Le FRM se passe en deux examens consécutifs.

Part I — fondamentaux. Quatre domaines : foundations of risk management, quantitative analysis, financial markets and products, valuation and risk models. C'est le socle technique.

Part II — application. Six domaines : market risk, credit risk, operational risk and resilience, liquidity and treasury risk, risk management and investment management, current issues in financial markets. Le passage à l'opérationnel, avec un module current issues régulièrement actualisé pour intégrer les nouveaux risques.

GARP recommande 240 heures de préparation par part, sur 6 à 9 mois en moyenne.


Les métiers que le FRM ouvre

Sept rôles types reviennent : risk analyst, risk manager, credit risk analyst, market risk analyst, regulatory risk analyst, operational risk manager, et au sommet, chief risk officer (CRO).

Tous ces métiers existaient avant 2008. La différence en 2026 : leur poids relatif dans les organisations a fortement augmenté, leurs enveloppes salariales aussi, et leur recrutement est devenu plus sélectif. Un FRM est aujourd'hui un signal de différenciation tangible sur ces postes.


Préparer le FRM aujourd'hui

Top Finance prépare les deux parts du FRM dans un format qui combine sessions encadrées, bootcamp pré-examen, accès QBank Kaplan Schweser et coach succès dédié. 87 % de réussite au Part I sur les sessions Top Finance, contre une moyenne mondiale autour de 45 %.

Pour les pros qui veulent rejoindre la dynamique mondiale du FRM en 2026, le moment est opportun. La demande de profils risk va continuer de monter, le poids de la certification va continuer de gagner en reconnaissance, et les premiers à se positionner captent les meilleures opportunités.